Je pourais certainement passer des heures à penser à lui, à rêver de nous. Et en y pensant, j'ai une peur bleue de l'avenir, de ce qu'il fera de mon "tout". Ou à vrai dire, il ne m'effrait pas, il me repousse. Me confronte à mes prochaines réalités, mes possibles peines, mon futur moi. Me laisser m'envoler quelques fois, puis reprendre pied, m'auto ralentir pour ne pas redescendre trop bas, trop profond, trop vite. Défier les illusions qui nous calinent, nous carressent dans le sens du poil. Revenir moins heureux de ces voyages, juste parce qu'on aimerait y rester.Ce qui me tient aujourd'hui sera peut-être fébrile demain. Et je ne tiens presque à rien.
Nager dans un bain de solitude et pour autant n'être jamais réellement seule. Ce sont les choix qui nous enferment, c'est " l'Amour qui nous enlève de tout sans nous sauver de rien."
On perd confiance aussi vite qu'on la prend. Elle brûle dans le coeur, se consume, ne devient que quelques petites choses, son absence nous éloigne.
S'asseoir au bord du monde, comprendre la méfiance qu'il faut avoir, l'imagination que l'on doit renier, simplement parce qu'elle ne colle pas avec le reste. L'Espoir qui n'a souvent pas de raisons. L'Envie qui reste un peu trop démesurée. "Ces mots que l'on entend pas juste parce que ce n'est pas le moment ".
Un peu trop. Jamais assez.
Frustration. Quand on doit bien se contraindre à se rendre compte que notre humeur n'est du domaine que des autres, de cette foule en bordel, du soleil, du brouillard, du sommeil, des saisons, du passé, des "cycles", de la Vie.
Parler de la pluie et du beau temps. Passionnant. Blablater de ce qui m'importe seulement à moi, en oubliant ce qui m'échappe. Faire un choix de ce que je dis. "Choisir c'est mentir ".